Sanctuaire Sainte-Thérèse (Paris 16e)

Le sanctuaire thérésien de Paris

Sanctuaire Sainte-Thérèse

Mot du chapelain

pere_cesbronPar le Père Louis Cesbron, chapelain du sanctuaire sainte Thérèse d’Apprentis d’Auteuil.

 

Une Neuvaine avec Thérèse, docteur de L’Église :

 

Nous sommes invités à nous mettre à l’école de Sainte Thérèse de Lisieux. Quel bonheur de nous laisser conduire par elle sur les voies de la simplicité, de l’amour confiant. Thérèse nous enseignera tout au long de ces neufs jours, et nous prierons avec elle, particulièrement aux grandes intentions missionnaires de notre Église.

Cette neuvaine qui vous est proposée peut commencer à tout moment. Elle a été réalisée spécifiquement à l’occasion du vingtième anniversaire de la proclamation du doctorat de Thérèse de Lisieux (Octobre 2017).

Voilà la trame que nous vous proposons :

–       un mot pour se laisser instruire par Thérèse

–       une prière de méditation qui l’accompagne,

–       pour finir la prière quotidienne de la neuvaine :

 » Sainte Thérèse, avec quel bonheur tu t’es laissée enseigner, sur les genoux de ton papa, de ta chère Pauline, de ta bonne marraine. Docile, ils te conduisent et Jésus devient ton seul Maître. Aujourd’hui en te nommant docteur, l’Église nous offre ton enseignement. »

Accompagne nous sur ta petite voie, et nous répondrons dans l’amour à l’amour de Jésus. Près de toi, nous apprendrons à le reconnaître comme notre Maître et Seigneur, et à avancer avec Lui plein de confiance, pour aujourd’hui et pour toujours. Amen.

 

1er jour : Thérèse éducatrice de la foi.

« Au sourire de Marie, Thérèse se remettra debout, surtout, à la suite de sa mère du ciel, elle prononce le oui de la foi qui ne se reprend pas. »

Thérèse, éducatrice de la foi, près de toi, j’apprends à m’ouvrir à la présence de Jésus. Et même, quand Jésus semble dormir à l’avant de la barque, avec toi, au milieu de la tempête et de la nuit, je redis mon : « je crois. »

 

2e jour : Thérèse éducatrice de l’amour.

« « Aimer s’est tout donner et se donner soi-même. » Thérèse s’est laissé gagner par l’amour de son Dieu. Elle saura profiter de la plus petite occasion pour répondre amour pour amour. »

Thérèse, éducatrice de l’amour, tu t’es laissé séduire par l’amour du Christ. Tu n’as d’autre désir que de lui répondre. Ton chemin : celui de la simplicité, au jour le jour, dans le quotidien le plus banal, tu égrènes ton : « je t’aime » comme on jette des fleurs à un ami très cher.

 

3e jour : Thérèse éducatrice des tout-petits.

 » Thérèse se sait la plus petite, près de son « roi », son père chéri elle a compris l’amour qui s’abaisse, elle se laisse aimer. Le cœur des plus petits devient le lieu du plus grand amour. »

Thérèse, éducatrice des tout-petits, toi la dernière en ta fratrie, tu ne crains pas ta fragilité. Tu sais que l’amour s’abaisse. Le Père t’élève contre son cœur. Tu m’invites à aimer ma pauvreté, je découvrirai alors l’amour gratuit du Seigneur. Tous les petits, tes amis, tu les conduis en cortège vers le Père.

4e jour : Thérèse éducatrice de sainteté.

« A notre monde où tout se monnaye, Thérèse offre la joie de la gratuité. A notre monde qui s’entoure de toutes les sécurités, Thérèse n’offre qu’un abri, le cœur de son Maître. Dans un monde où il faut briller, Thérèse cherche l’effacement. Sainteté à contre temps, pour notre temps ! »

Thérèse éducatrice de sainteté pour aujourd’hui. Les ouvrages de mode ignorent ce mot, les médias s’en gaussent. Pourtant la sainteté est la beauté de notre humanité, elle en est l’achèvement. L’huile de joie dont elle revêt les visages les pare du hâle le plus précieux.

 

5e jour : Au cœur du combat spirituel avec Thérèse.

« Quel combat pour être tout à Dieu et à l’amour des autres, que de batailles à livrer contre son moi, jusqu’à l’oubli progressif de soi, et jusqu’à ce qu’elle disparaisse de son propre champ de vision. »

Thérèse, quelle combattante ! Tu sais bien contre qui tu dois lutter pour arracher aux griffes du démon les pécheurs qu’il a séduits. Nulle intrépidité de ta part, tu t’appuies résolument sur le Roi des Rois. D’emblée tu choisis les meilleures armes. Qui peut résister à l’impuissance de l’humilité ! Comment ne pas fuir aux assauts de ta charité. Tu peux bien crier en pleine lutte, « Jésus-Christ est vainqueur ! »

6e jour : Avec Léonie, ton meilleur disciple !

 « Léonie, troisième des filles de la famille Martin, quand tout réussi à ses sœurs, elle est incapable de les suivre. Peine et misère pour sa scolarité, instable dans ses choix. Pourtant quelle assiduité pour se mettre à l’école de la petite voie de Thérèse. Loin d’en avoir peur elle apprendra à aimer sa chère pauvreté. »

« Quand je serai au ciel, je m’occuperai de Léonie. »Thérèse, tu tiens parole pour ta sœur, le canard boiteux de la fratrie Martin, après ton entrée au ciel, tu t’occupes de l’entrée de Léonie au couvent de la Visitation. Elle n’en sortira plus et sera ton meilleur disciple. Elle se sait pauvre, mais apprend à s’offrir à l’amour de son Dieu,

comme toi, Thérèse. A ce Dieu qui s’est donné, elle se donne sans réserve.

 

7e jour : Avec Thérèse instruite par la Parole de Jésus.

 » Hormis le livre de « l’imitation de Jésus » qu’elle connait par cœur, les textes de Jean de la Croix, quelques conférenciers qui savent garder son esprit en éveil, La parole de Dieu est sa véritable nourriture, à travers sa lecture elle goûte combien le Seigneur est bon. »

« Laissez-vous enseigner par le Christ ! » C’est près de cette source que tu nous conduis, Thérèse. Tu prends soin de te confier à la Parole de ton Maître. Tu la fais tienne. La semence peut germer en toi, elle portera du fruit au centuple. Tu n’as d’autre projet que ceux de ton Seigneur. En Lui tu demeures.

 

8e jour : Thérèse apprend à se connaître au cœur de ses souffrances.

 » La vie de Thérèse est jalonnée par la souffrance : décès de sa maman, départ imprévu de sa sœur Pauline, maladie humiliante de son père chéri, la tuberculose qui l’emporte si jeune. C’est au cœur de ces épreuves que Thérèse découvre la bonté de son Dieu, et qu’elle se découvre elle-même, tout aimée. »

 C’est pour les malades, les pécheurs qu’est venu le Sauveur. Thérèse en relisant ta vie tu t’offres à ton Seigneur, il te refait et te guérit. Quand tu auras compris que tout passe, que tous passent, tu sauras t’appuyer sur l’unique nécessaire et t’abandonner tout à Celui dont l’amour est à jamais fidèle.

 

9e jour : Thérèse tu nous apprends l’abandon confiant à la divine Providence.

  » Thérèse se nourrit de la contemplation de la nature, plus encore de l’attention prévenante de son papa, de la délicatesse de ses sœurs. Elle sait y lire la main de Dieu posée sur elle et toujours délicate : n’est-ce pas la marque de la Providence ?  »

 Thérèse, quand tu dis Dieu, tu t’en remets à Lui de toute ta vie. S’il revêt de beauté les Lys des champs, combien plus s’occupe-t-il de ses enfants les plus fragiles. Attentif, il veille et conduit ceux qu’il aime. Au milieu de la nuit la plus profonde, des souffrances les plus grandes, Thérèse, tu sais t’appuyer sur la présence, discrète, mais toujours aimante de ton Seigneur. Le pain quotidien ne te manquera pas, comme le peuple dans le désert, tu reçois la manne, « rien que pour aujourd’hui ! »

 

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